La spécificité métier se mesure dans les gestes.
Un SaaS paraît souvent rassurant parce qu’il est déjà disponible, documenté et amélioré par un éditeur. Un outil interne paraît souvent séduisant parce qu’il promet de coller exactement à l’organisation. Les deux peuvent être de bonnes réponses, mais aucun ne résout un besoin mal décrit. Il faut observer le travail : quelles étapes sont réellement différenciantes, quelles règles changent souvent, quelles données circulent, quels contournements l’équipe a-t-elle inventés ? Un SaaS convient lorsque le processus est suffisamment courant pour bénéficier d’un produit existant et lorsque l’organisation accepte d’adapter une partie de ses habitudes. Un outil interne devient pertinent lorsque la logique métier constitue un avantage, que les données sont sensibles ou que les règles ne peuvent pas être aplaties dans un produit générique. La décision est moins une préférence technique qu’un choix de propriété : qu’est-ce que l’entreprise veut contrôler, et qu’est-elle prête à maintenir ?
La meilleure solution épouse le travail sans le figer.